26-12-2015 13:04
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Ajaccio : après le saccage d'une salle de prière l'incompréhension domine

Le calme est revenu à Ajaccio. Vendredi soir, après le rassemblement qui a abouti en fin de journée au saccage d'une salle de prière musulmane, la ville était sous haute surveillance. De nombreux policiers sont restés déployés toute la nuit devant les cinq lieux de culte musulmans de la ville, et dans la cité des Jardins de l'Empereur. «Nuit calme à Ajaccio, très fortement encadrée par des effectifs des forces de l'ordre», a ainsi indiqué dans un sms adressé à l'AFP le sous préfet François Lalanne.

Au lendemain des échauffourées dans un quartier sensible d'Ajaccio où ont été blessés deux pompiers ainsi qu'un policier et le saccage d'une salle de prière à la suite d'un rassemblement en soutien aux trois personnes blessées, l'incompréhension était de mise. «Les services de la police nationale, de la gendarmerie, des pompiers assurent une mission de sécurité générale pour l'ensemble de la population. Il est inacceptable que les pompiers et policiers soient l'objet d'agression de la part d'un petit groupe qui a tenu une embuscade. Mais l'émotion que peut entraîner cet événement ne doit en aucun cas se traduire par des règlements de compte et des récupérations», a réagi, de son côté, Christophe Mirmand, préfet de Corse, auprès de France Info.

«Ce n'est pas tolérable et ça ne sera pas toléré», a-t-il ajouté. «Un petit groupe de personnes a commis ces agressions aux Jardins de l'Empereur, un tout petit groupe de plusieurs personnes qui seront, je l'espère, rapidement identifiés», a ensuite précisé le préfet de Corse. Le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, a lui aussi condamné les deux événements en ajoutant que le saccage d'une salle de prière est un «acte inqualifiable sur une terre qui a institué la tolérance religieuse depuis le XVIIIe siècle». Même son de cloche du côté de Manuel Valls qui a parlé de «profanation inacceptable», vendredi soir sur Twitter.


( 217 Okunma )